Pierre Ouellet

Manière noire
Au regard de Marc Séguin

(Dans À force de voir. Histoire de regards. Montréal, Éditions du Noroît, 2005)

 

 

     

Marc Séguin

Taliman, huile et goudron sur toile, 2000, 214 x 300.
Closed Circuit no 9, huile sur toile, 2004, 158 x 214.

 

 

Toute peinture est paléographique. Elle récrit les temps anciens dans notre temps fini, les commencements dans notre monde achevé. Le peintre est un fouilleur de préhistoires, le découvreur de notre préhumanité, cet âge d'or noir qui se perpétue jusqu'à nos jours, on devrait dire jusqu'à nos nuits.

Nous n'avons pas fini de naître, nous n'arrivons pas à nous donner naissance, même si l'art nous y aide depuis toujours, nous apprenant à respirer, à reprendre notre souffle, à écarquiller notre œil et notre esprit, à ouvrir large l'équerre de notre vue à grands renforts de pinces et de forceps.

Le peintre est accoucheur d'humanité parce qu'il fait naître dans les regards un monde d'ombres et de lueurs, d'espaces et de temps, de formes et de couleurs que notre chair peut habiter, notre pensée franchir, notre mémoire se rappeler, notre dernier rêve imaginer.

Il répète à outrance cet ancien geste : la séparation des eaux troubles et des eaux claires, de l'obscur et de la lumière. Condition élémentaire de l'exercice de la peinture et du dessin : tracer une frontière si mince soit-elle entre le blanc et le noir, l'ici et le là-bas, le dehors et le dedans, fine ligne douanière entre le visible et l'invisible, que l'œil et la main peuvent traverser sinon transgresser... non sans passer par un moment d'éblouissement, d'aveuglement, petite blessure à la pensée, qui laisse des traces dans la mémoire.

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Marc Séguin repasse en chaque tableau cette frontière imperceptible entre les eaux troubles d'en bas et les eaux vives d'en haut, où l'opaque et le transparent se mélangent, s'opposent et s'épousent dans le même moment, quand l'origine est incertaine, la naissance en cours, l'être encore flou, tout enveloppé de néant.

Il peint l'incertitude de notre venue au monde, l'hésitation de tout notre être à recevoir le don de vivre et d'exister : il peint notre figure dans l'œuf obscur où elle n'a pas encore fini d'éclore, ne sachant trop si elle ne va pas se replier dans sa coquille comme une parole que l'on ravale, trop dure à entendre, trop dure à proférer.

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Taliman, Head, Foi, la série des Camées : une coque enferme corps et visages dans une noirceur première que l'acte de naissance de la peinture ou du dessin transperce d'une cicatrice, qui s'élargit sous la pression des yeux pour laisser voir de front la face humaine et ce qu'elle cache, ce qu'elle voudrait laisser enfoui, non né, noyé.

Autoportrait, Le cinquième ange, Tête, Ma chute, Mémoire et la magnifique série des Leap Year : la figure hésite à sortir du noir, même si sa coquille s'est à jamais cassée, comme si le fond ne laissait naître les formes qu'à condition qu'elles se meurent d'emblée. S'y fondent et s'y refondent. Moulées au fond, coulées au fond. Rapatriées dans leur néant. Cette matière louche où l'on confond tout ce qui est et ce qui n'est pas, dont notre histoire nous sort, nous chasse, nous faisant entrer dans cet exil permanent de l'apparence à l'état brut.

Voilà un monde où la nuit fait fond à tout ce qui cherche à venir au jour mais ne trouve jamais que le demi-jour, dont l'autre moitié est une matière de nuit où elle survit en surnageant dans ses eaux sombres, ses eaux usées, crevées, que l'éclat brusque de la crevaison aura teintées d'une encre rouge, ici et là. Rouge sang.

Marc Séguin pousse les choses plus loin que leur fin et plus avant que leur naissance. Quand tout l'être se retranche de l'apparaître, dans un temps et dans un lieu où naître n'est toujours pas clair, pas évident. Parce que le non-être dont on est fait naît avec soi aussi fortement que tout ce que l'on devient.

Le peintre sait que l'apparence ne vient pas seule : l'être n'apparaît jamais que sur l'insondable fond d'où il surgit avec la force d'une gravité en sens inverse. Qu'il fait monter des gouffres. Qu'il fait jaillir de cet abîme sur lequel il tend sa toile écrue, montée à même le châssis vide où il essaie de cadrer l'être. D'encadrer le temps, d'encercler l'air. Comme pour piéger l'infinité.

Il repasse une couche de nuit sur ce monde où l'on naît nu et séparé, entre les eaux vives et les eaux mortes, les nettes et les foncées, pour qu'on puisse voir – même à demi, dans le noir goudronneux – que l'homme n'est pas tout entier sorti de terre ou bien tombé des cieux : il reste enfoui dans le terreau ou dans les nuées de sa naissance à peine entamée, à peine amorcée qu'il fait déjà le choix de s'y renfoncer, d'y remonter jusqu'au point de non-retour où toute sa vie se trouve réabsorbée... dans son antéhumanité.

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Notre préhistoire nous suit comme l'ombre de notre corps passé midi : elle va grandissant jusqu'à la fin du jour, où elle se confond avec la nuit. L'histoire récente le montre : la préhumanité de l'homme n'est pas plus finie que la figure humaine ne paraît achevée dans un tableau de Marc Séguin, qui la maintient en son incomplétude, la garde infinie.

On n'a qu'à voir ses fiancées, dans leurs atours immaculés, blancs comme le jour : elles ont la tête dans le sac obscur de leur naissance inachevée, la face plongée dans le bac d'eaux troubles de leurs origines mal éclairées, mal éclaircies, mal nées. Elles se marient à leur propre nuit, se fiancent à leur opacité : cette tache de goudron lourd, brûlant, sur leur fraîcheur et leur virginité.

Le voile qu'elle porte : une auréole de nuit qu'on leur enfonce jusqu'aux épaules. Une grande poche d'air vicié où elles enfournent leur visage pour qu'on ne voie pas que leur âme étouffe, derrière, mariée de force à leur violente réalité. Elles épousent ça : vivre, exister, naître aux autres et à soi-même... comme si l'on mourait à quelque chose, Dieu, la nuit elle-même, les gouffres.

Sous leur grande robe aux couleurs blêmes, elles cachent un être aussi secret qu'un homme ou un dieu mort qui n'arrête pas de les violer. Elles cachent une histoire dont la seule raison d'être est de leur faire violence. Comme fait le peintre de sa toile nue pour bien montrer qu'on vient au jour pour y faire une tache, une bavure ou une macule. Une moucheture où l'on peut lire que l'homme naît dans un énorme éclaboussement qui ne laisse rien d'intact, d'immaculé.

 

     

Marc Séguin

Leap Year no 4, huile et goudron sur toile, 1999, 154 x 210.
Leap Year no 5, huile sur toile, 2000, 214 x 300.

 

 

On vient du noir. Notre naissance est une lumière éteinte. L'origine, une ampoule brûlée. On vient de loin : du goudron nu, épais. On tient et retient moins d'un père et d'une mère que de cette matière sans nom : de la braise et de la cendre mouillées. On n'a pas d'autre parenté, pas d'autre ressemblance : une origine bouchée comme une fenêtre condamnée. Aux vitres sales, carbonisées.

C'est par cette fenêtre que Séguin voit. Ce camée d'ombre où l'âme humaine vit repliée sur sa clarté. Foetus qu'est tout visage enroulé sur son secret, sa vérité, plié en quatre sur cette douleur qui l'empêche de naître, à lui-même et à son jour, à l'air, à la lumière. Car sa mémoire réveille à chaque instant la nuit sans fond dont il est issu... sans avoir trouvé nulle part la porte de sortie.

Notre visage sort de notre tête par cette fenêtre entrebâillée que le regard goudronne, obture de terre, de glaise. Comme fait le peintre de sa toile vierge, qu'il couvre de chair et de réel. À l'image de notre vieille humanité, à peine née, à demi inhumée dans son âge noir. L'âge de carbone ou de charbon que les siècles et les lustres n'arrivent plus même à calculer.

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Adam : l'âme de glèbe. Le premier homme : une vie d'ombre, terreuse, vaseuse. Humus ou noir mélange. La mélancolie qui imprègne l'œuvre de Marc Séguin le dit avec la force des sources anciennes du mot melancholia : nous broyons le noir de nos origines enfouies, d'une naissance inhumée, toute notre vie durant, car c'est un goût de terre qui nous relie au plus lointain passé. Non pas celui qui est hors de nous, derrière nos pas et dans notre dos, mais celui même qui est au-dedans, dans notre bouche et dans nos bronches. Le passé intérieur. Qui coule en nous sa poix de cendres : la bile amère qu'on mâche et puis remâche, rumine et finit par cracher sur un tableau ou un bout de papier.

Humeur noire des tristes, des colériques, des tourmentés, que leurs origines obscures ne cessent de hanter. Non parce qu'elles tendent une lumière aveugle à leur regard exorbité, mais parce qu'elles mettent dans leur bouche une seconde langue de terre rêche qui prend racine dans l'inconnu... et qui s'enroule à leur langue de chair pour en teindre la parole d'une couleur de poix, de houille, de tuf.

Marc Séguin peint avec la matière visqueuse de cette langue seconde qui est en fait la toute première, dont les secrets et les sécrétions, cette bile élémentaire mâchée comme de la gomme, donnent aux mots que nous lançons dans l'air cette couleur d'encre qui fait qu'ensuite nous les jetons sur le papier... salive humaine que l'ombre ancienne où nous la puisons aura teintée de son poison.

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Si l'on se sert du carbone 14 pour dater le plus lointain passé, c'est que l'origine elle-même est sombre comme le charbon. Matière minérale, végétale ou animale brûlée comme une lampe trop longtemps allumée, depuis des siècles et des siècles, et qui compose l'essentiel des êtres organiques, des êtres vivants dont la matière première est une brûlure éteinte, une étoile morte comme un trou noir dans leur mémoire ou dans leur chair, une bouche d'ombre avec une langue de bile à l'intérieur qui fait entendre une voix enterrée. Comme les astres disparus font résonner leurs derniers cris jusqu'à nos oreilles, depuis l'autre bout du temps et de l'espace. Depuis leurs confins.

Nous vivons là, à la lisière du temps, au bord du monde, au point où tout, bientôt, cessera de vivre. Mêlé au règne carbonifère de la nuit des âges. De la chambre sans lampe. Pas même une veilleuse dont notre dernier souffle aura grillé l'ampoule. Son aura noircie, carbonisée. Tout l'air autour macadamisé.

Notre univers ? une route sans bord et sans issue qui ne mène qu'à soi, mortel et sans mémoire. Voyez Manifestare, Lumière bleue et la série des Rosaces : vitraux de nuit noire que le carbone éclaire... Ne voyez rien, en fait, car tout est déjà vu. Revu et corrigé. Vécu puis effacé. Sous cette lampe que la peinture éteint.

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Ce ne sont pas les étoiles mortes qui habitent le bord extrême de l'univers, mais nous – à qui elles parviennent en une brève lueur – qui habitons la fin des âges, le bord du monde, où elles se cognent, au bout du compte, avant de se dissoudre dans l'infini.

C'est nous qui sommes la finitude de ce monde-ci. C'est nous, l'humus au noir mélange, sur qui finit par tomber chaque étoile qui se meurt. Quand l'éclat dans lequel elle se survit ne cesse de nous répéter que sans le mur de nos deux yeux et de nos deux oreilles l'univers serait éternel, le monde infini.

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La peinture de Marc Séguin arrête chaque instant sur le mur du temps. Du temps mort et enterré. Celui de l'histoire et de la mémoire où la figure humaine ne cesse de se heurter. Mais il creuse dedans des passages clairs, des tunnels hantés par la lumière, des camées d'air par où le temps peut s'évader de lui-même et regagner l'éternité.

Chaque toile est la rive d'un monde, la berge nue, la plage vierge où l'univers dépose toutes ses saletés, toutes ses scories, laissées derrière par les grandes marées, les flux et les reflux de l'histoire qui ne touche à rien sans le souiller.

Roger Giroux écrit : « L'obscur est notre voie, l'obscurité des yeux qui nous appellent. Le noir des certitudes fixes, où nous allons par mouvements, spasmes et rythmes ; par éblouissements, par éclats de sommeil. » L'obscurité de notre regard, qui voit sans qu'on le voie, nous rappelle la nuit goudronneuse de nos origines les plus lointaines, d'où nous sommes vues et faits voyants, vivants, sans que nous puissions les voir en retour ni les vivre vraiment, ces origines perdues qui nous sont données, non comme un don ni comme une grâce, mais comme un gage que l'on doit remettre, une dette que l'on contracte, une offre que l'on ne peut refuser : on paye de sa personne, ensuite, on s'y consacre, s'y sacrifie.

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Chaque tableau de Marc Séguin est cet autel profane où l'homme et la femme immolent un peu d'eux-mêmes pour rembourser ce don de vie qu'ils ont reçu des mains d'un dieu qui les étrangle du même mouvement, car on ne donne jamais sans prendre, comme on ne peint pas sans raturer, gommer, goudronner.

Donner la vue, donner la vie, c'est les reprendre dans leur nuit pour en faire la substance du regard et de l'univers, en leur mélange le plus intime, soluble et insoluble autant que les couleurs de la mémoire dans l'ombre du passé.

Disons-le d'emblée : vie et vue sont du même goudron. Cette noirceur du fond des yeux, cet antre de charbon où nous brûlons ce que nous voyons, l'accumulant en cendres dans la mémoire, et cette ténèbre du passé, ce fond premier du temps où reste collée à vie comme de la suie notre naissance les yeux fermés, notre venue au monde aveugle et la peau nue comme une paupière qui nous enveloppe de nuit, nous emmaillotent dans l'inconnu.

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L'essence et la substance ne sont pas dures comme le cristal, aux arrêtes vives et claires, tout de suite reconnaissables : elles sont ousia, ouches et marécages, terres gastes, incultivables, que l'eau emporte à tout bout de champ, comme le devenir emporte l'être. Comme la peinture emporte tout : les choses qu'elle montre en les diluant dans ses pigments, les gens qui la regardent dans les larmes imperceptibles qu'elle fait venir aux yeux.

L'essence et la substance sont de la terre carbonisée, distillée puis liquéfiée en un coaltar vivant, une boue humaine ou une poix vive, existentielle, avec laquelle on fait les encres et les pigments qui servent aux peintres à dire et à montrer de quelle matière nous sommes, de quelle nuit dense notre chair est faite, de quelle source, aujourd'hui asséchée, l'humanité de l'homme ne cesse de s'éloigner.

 

     

Marc Séguin

Closed Circuit no 1, huile sur toile, 2004, 153 x 214.
Closed Circuit no 2, huile sur toile, 2004, 153 x 214.

 

 

Marc Séguin trempe ses pinceaux et ses burins dans cette encre opaque, ces pigments de boue, cette houille qui lui permet de prendre le pouls de ce qu'on n'est plus, expulsé de soi, extradé de ses propres terres désormais inondées, banni de sa naissance, proscrit de cette mémoire qui cherche sans cesse à rentrer en elle, dans la peau calcinée puis calcifiée de ses origines perdues, reléguées dans la nuit des étoiles brûlées. C'est avec cette houille imbibée de sa propre essence compressée et compostée qu'il fouille comme au carbone 14 les strates enfouies de son passé et l'enfance morte de notre triste humanité.

Son art est enfoncement et enfouissement dans cette seule et même Nuit qui fait de chacun l'être singulier et de tous l'être commun qu'on appelle dans les langues antiques le Terreux, le Glébeux, le Boueux. L'humain broyeur de sa propre colère en cette boue noire d'où il vient : l'image, la parole... le verbe et l'icône gouttant d'un seul pinceau ou d'une même plume. Larmes opaques de nos yeux nus, salives compactes entre nos lèvres. Toutes ces figures et tous ces mots tombés sur la toile ou sur le papier comme du brou de noix tiède qui coule de la nuit des temps que notre mémoire n'arrête pas de presser.

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Nous ne venons pas au monde, nous sommes chassés du paradis. Cet avant-monde, qui est notre histoire en raccourci : la préhistoire de la conscience coupable, dont notre époque est l'achèvement, l'interminable accomplissement. Notre naissance est un exil : Adam, Caïn, Moïse... théorie d'hommes en transhumance dès leur naissance, qui ne trouvent sous leurs pieds qu'une terre aride et desséchée, comme le goudron de nos grandes villes, le macadam des métropoles.

Alors l'homme se dit : je suis de cette terre que je mélange à ma salive pour que ma vie ait lieu, non pas au paradis des verdoiements éteints, ni dans l'enfer des rougeoiements violents, mais dans mon propre souffle goudronné, mon âme bitumée, mon air vital que la poussière des origines à jamais bouchées aura figé puis momifié. Souvenirs sonores qui survivront à ma constante disparition, qui témoigneront de mon étrange extradition.

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Dieu dit à Adam : « À cause de toi / la terre malédiction / chaque jour de ta vie / elle te donnera épines et chardons [...] tu mangeras du pain / jusqu'à ce que tu retournes à la terre / d'où tu viens. » Puis à Caïn Dieu dit : « Tu auras beau travailler le sol / tu n'auras rien de sa force / tu iras dans le monde / divaguer et trembler. » Et à nous, qui sommes partis au loin, qu'est-ce que Dieu dit ?

Il ne dit pas « venez au monde ». Parce qu'il n'y est pas, lui. Réfugié là-bas, dans quelque paradis. Il dit « partez au monde, tremblez et divaguez, errez ». Autrement dit : « allez au diable ». Diable et Monde sont les pseudonymes de notre Histoire, où tout se mélange, le bien et le mal, le noir et le blanc. Un même surnom que le réel se condamne à porter. À même son visage naissant. Dont il maquille la vérité, travestit le sens, masque l'avenir comme le passé.

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Dieu fait porter à toutes ses fiancées le sac renversé de sa mémoire vidée : une tête de papier kraft sur des épaules découvertes, une tête d'obscurité sur cette chair nubile que des dentelles ajourent pour en montrer l'extrême fragilité... cette blancheur fade dans la noirceur des temps où nous sommes plongés.

Le peintre fait le portrait de ce mariage raté entre l'histoire et l'éternité, entre l'homme et son Dieu, entre la femme et son Ombre. Mariage en blanc, mariage en noir, mariage en noir et blanc. Union du jour et de la nuit que notre insatiable désir de naître et de mourir à tout moment n'a pas fini de consommer. Même si notre cœur, lui, ne cesse de se consumer. Laissant autour et loin derrière cette traîne de cendres et de poussières. Cette aura sombre comme le charbon... où entrent et sortent notre peu d'avenir et notre trop de passé. Telles des figures de Marc Séguin... qui vont et viennent dans leur goudron.

 

   

Marc Séguin

Sans titre, fusain et huile sur toile, 2003, 214 x 300.